« Série de 4 articles pour synthétiser le livre de Christophe André : imparfait libre et heureux, pratique de l’estime de soi.

Un livre de Christophe André

Article 1 sur 4

Voici une tentative de résumé de l’excellent livre de Christophe André sur l’estime de soi. Cet écrit de C. André est d’orientation comportementaliste, qui est un courant différent de la gestalt thérapie que je pratique. Cependant les concepts qui y sont abordés et notamment toute la partie sur l’acceptation de soi sont vraiment très intéressants et méritent qu’on y jette un œil curieux. Cela amène aussi un regard frais incisifs sur la psychothérapie et les croyances associées.

Une des raisons qui m’ont amenées à lire cet auteur, est que j’ai d’abord découvert ses pratiques de méditation, très intéressantes. Élargissant l’intérêt pour lui, j’ai décidé de lire quelques unes des ses publications psychothérapeutiques.

Chapitre 1 : un programme, l’estime de soi c ‘est tout ça

L’estime de soi c’est de me montrer capable de

  • dire ce que je pense
  • faire ce que je veux
  • insister quand je me heute à une difficulté
  • ne pas avoir honte
  • rire si on me chambre
  • oser dire non ou je ne sais pas
  • savoir que je peux survivre à mes eches
  • suivre mon chemin meme si j’y suis seul
  • me donner le droit d’être heureux
  • me sentir digne d’être aimé
  • supporter de ne plus être aimé
  • me sentir traquille avec moi même
  • dire j’ai peur ou je suis malheuruex sans s sentir rabaissé
  • aimer les autres sans les urveiller ou les étouffer
  • arrêter de me mettre la pression
  • m’accepter tel que je suis
  • etc…

Chapitre 2 : qu’est ce que l’estime des soi

l’estime de soi c’est

  • Ce que je pense de moi
  • Comment je me sens avec ces pensées
  • Ce que je fais de ma vie avec tout ça

Elle se manifeste au travers du regard sur soi, de nos émotions, nos comportements, nos pensées. Elle est naturelle et indissociable de la conscience soi. en tant qu’animal social, nous sommes condamnés à vivre en groupe. Elle est un tableau de bord qui nous informe sur nos interactions avec les autres.

Les carburants de l’estime de soi proviennent de deux catégories :

  • Les signes de reconnaissance sociale (affection, sympathie amour..)
  • Les signes de notre performance (actions couronnées de succès…)

Sans estime de soi notre personnalité resterait sous influence, l’estime de soi est l’outil de notre liberté et de notre autonomie psychologique. Elle est notre valeur. Elle nous protège des pressions, et manipulations de deux grandes familles d’influence : l’influence de notre passé ( surtout s’il a été difficille), et l’influence de notre société (faire, acheter, comment être pour être reconnu…)

Chapitre 3 : qu’une bonne estime de soi ?

Les 6 dimensions d’une bonne estime de soi

1/hauteur ou bassesse de son estime de soi

Parler de soi de manière positive, accepter les compliments, attitude face à l’action, ses attentes, ses ambitions vont déterminer :

  • les personnes à haute estime d’elle même fragile
  • les personnes à basse estime d’elle même

2/stabilité de l’estime de soi

L’estime de soi a un rôle d’amortisseur face aux réussites et aux échecs, elle permet une constance du comportement et du discours, quelque soit l’environnement.

3/harmonie : la polyculture est préférable à la monoculture.

Il est préférable d’investir plusieurs domaines de sa vie, d’éviter de se spécialiser (travail, amour, force physique…), de multiplier les intérêts, cela permet de croiser plusieurs ancrages différents, et donc l’aptitude à ne pas sombrer dans l’amertume, ou la difficulté quand un domaine de notre vie s’effondre.

4/Autonomie

L’estime de soi dépend de facteurs externes ( ex: la fortune…) ou internes (valeurs personnelles), elle donne une autonomie par rapports aux pressions sociales pour être estimés des autres (réussite sociale par exemple).

5/cout

L’estime de soit à un coût énergétique, elle peut, si elle est mal gérée, entrainer une débauche d’énergie pour protéger ou promouvoir l’estime de soi. Une estime de soi économe sera, par exemple la capacité à se nourrir des critiques, plutôt que de les éviter.

6/place centrale et importance des questions liées à l’estime de soi dans sa vie

Quelle est importance que nous accordons à notre image, à l’opinion des autres : quels impacts pourront avoir les blessures d’amour propres, les échecs sur notre état émotionnel, L’idée étant plutôt de leur accorder moins de place et d’agir gratuitement sans rechercher la reconnaissance des autres.

les bénéfices de l’estime de soi

Une bonne estime de soi à un effet de protection et d’auto réparation : l’estime de soi facilite la résilience face aux difficultés, l’échec est normal et douloureux : c’est la façon dont on le digère qui compte.

  • Elle a également un effet favorable sur la santé somatique : avoir une illusion positive de soi permet une bonne santé psychique
  • l’estime de soi est une forme d’intelligence statique et dynamique :
    • statique : c’est une forme intelligence qui nous permet de comprendre où nous en
      sommes.
    • dynamique : elle nous permet de nous adapter et de trouver des solutions créatives
      Rapport direct avec la gestalt thérapie : l’estime de soi positive permet un self fluide et créateur

la bonne estime de soi : c’est un idéal dont on cherche à se rapprocher, si toutefois on le
souhaite

Chapitre 4 : les boiteries de l’estime de soi

Performance (le sentiment d’efficacité personnelle) et reconnaissance sociale (le fait que les autres le voient) : sont toutes deux nécessaires et indissociables : on a besoin de se nourrir de soi et du regard des autres sur soi, mais attention à la manière dont on le fait.

Il est bon d’avoir des doutes sur soi, tout comme de la satisfaction de soi, et de trouver un bon équilibre entre les eux. Le pathologique est de faire soit l’un soit l’autre uniquement.

Une mauvaise nourriture passe par :

en s’observant : se focaliser sur ce qui ne va pas ou lieu d’avoir une vision globale

  • en se jugeant selon des critères perfectionnistes inatteignables
  • en se comparant et en faisant un mauvaise usage de ces comparaisons
  • en se focalisant sur le regard et le jugement des autres ( et en imaginant les réponses des autres sans les écouter vraiment)
  • c’est la déconnexion du réel qui prend le pas

les symptômes de souffrance de l’estime de soi

Les symptômes de souffrance de l’estime de soi sont normaux tant qu’ils restent occasionnels, le problème apparait quand cela devient fréquent, voir constant

  • l’obsession des soi (dans notre esprit)
  • la tension intérieur (insécurité de sa conformité dans les relations sociales)
  • la solitude (se sentir différend des autres, plus fragile, plus isolé…)
  • le sentiment d’imposture : est ce que ce qui m’arrive je le mérite vraiment, vais je être à la hauteur ?
  • les comportements inadéquats par rapport à nos intérêts : se voir faire ce qu’il ne faudrait pas faire et le faire
  • la tendance à l’auto aggravation quand ça va mal : se laisser aller, s’isoler, etc…
  • procéder à des choix de vie contraire à nos intérêts ou nos intuitions
  • la difficulté à demander de l’aide
  • la dépendance excessive aux normes sociales
  • faire semblant d’être fort, ou d’être faible, ou d’être indifférent : le faux self
    • (Rapport direct avec la gestalt thérapie : le faux self est également un concept de la gestalt thérapie)
  • être conforme pour ne pas être rejeté
  • la tentation du négativisme : ne voir que le mauvais, rabaisser les autres, ne pas être seul à être minable
  • les problèmes avec la remise en question : trop ou pas du tout
  • caractère excessif des émotions négatives: honte, colère, rancœur

Jusqu’où peuvent aller les problèmes d’estime des soi

ils facilitent les boiteries de l’âme et du bonheur, et aggravent les autres symptômes psychique